Morosité economique

Dans un pays bien lointain, les chiffres tombent et sont tous mauvais, le gouvernement en place depuis un an qui avait reçu un plébiscite général à son arrivée au pouvoir prônant à la fois la rupture et l’ouverture (sans figure de style non !) se trouve aujourd’hui en bien mauvaise posture dans les sondages. La faute à qui :

-à la mauvaise conjecture mondiale

-aux anciens présidents mauvais

-à la mauvaise gouvernance du piouvoir en place

Après que la bourse  ait fortement chuté et commence péniblement à se relever, le pouvoir en place a une idée : diffuser de faux chiffres, il revoit ainsi le taux de croissance de l’année précédente, parle d’un pouvoir d’achat en hausse constante et relance doucement la bourse. Bien évidemment ce sont des  faits très réels et ici en France eh, oui !

Effet positif : baisse de la morosité économique (en théorie)

Effet négatif : Discrédite les chiffres puisque bonne croissance et augmentation du pouvoir d’achat alors qu’il y a une inflation de 3% et une stagnation des salaires due aux 35 heures, et que les organismes de statistiques ont fait des erreurs.

Pensez-vous que les chiffres de croissance sont faux ?

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[poll=22192]

Théorie économique

Courant : Le Jfrissisme

Pour lutter contre le chômage (symbolisé par la lettre « u ») :

-Il faut baisser les charges sociales (mesure de droite, source classique).

-Il faut augmenter les salaires (mesure de gauche, source keynésienne).

La baisse des charges sociales nette doit être égale à l’augmentation brute du salaire.

Effet positif : l’augmentation du pouvoir d’achat entraîne la hausse de la consommation qui entraîne la hausse de la production qui entraîne la hausse des embauches (pour produire plus faut embaucher) ce qui baisse le chômage.

Or l’Etat dépense de l’argent en versant des allocations chômage, donc ces nouveaux travailleurs n’en recevront plus et même mieux ils payeront plus d’impôts à l’Etat.

 

 

Pourquoi ce modèle si brillant n’a t-il pas été mis en place ?

Car il demande une association de deux mesures phares de courants économiques contradictoires.

Et comme partout la nature vile de l’Homme

 exploite les failles passant l’intérêt personnel un pied au-dessus de l’intérêt commun.

 

Failles :

-Quand on augmente les salaires c’est définitif, et les patrons savent bien que pour la baisse des charges sociales d’un gouvernement à l’autre, ça ne l’est pas.

-2ème faille (marginale)  et un peu technique

Les patrons peuvent se séparer d’un employé après l’augmentation de salaire puis le réembaucher moins cher et le réaugmenter. C’est un peu théorique alors prenons un exemple.

Patron : A

Employé : B

B gagne 1500euros nets A dépense 1200 euros (en plus des 1500) en charges sociales

augmentation des salaires B  gagne 1800euros nets  A dépense 900 euros (en plus des 1800) en charge sociales.

A licencie B

B gagne   1200 euros nets A dépense  1050euros (en plus des 1200) en charges sociales.

augmentation des salaires B gagne 1500euros nets A dépense 750euros (en plus des 1500) en charges sociales.

 

A retenir : B garde le même salaire. A a obtenu une baisse de 450 euros des charges sociales.

 

Ceci semble légèrement tiré par les cheveux mais avec le contrat de séparation mutuelle à l’ordre du jour c’est réalisable.

 

 

Voilà j’espère que ça vous a plu.

J’attends vos commentaires avec impatience

                                                                   

                                                                          J.F  RAFLEGEAU  15 ANS

 

 

Cette théorie économique vous paraît

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Keynes

bon voilà premier vrai article et il est même pas de moi lol.

Son auteur se prénomme Yann L.

Correcteur pour l’orthographe : moi,  J.F.R.

 

 Keynes

Je vais vous raconter l’histoire d’un homme qui changea nos vies. D’un homme mi-homme et mi-humain. D’un homme dont les écrits font encore office de guide. D’un homme qui fut autant acclamé que critiqué. D’un homme dont l’intelligence n’a d’égal que la mienne. Impossible me diriez-vous ? Et pourtant…. Trêve d’anaphore, il est temps de vous dévoiler qui se cache derrière ces inepties:

 

 

 

 

John Maynard Keynes est né à Cambridge en 1883, l’année même ou Karl Marx, un autre grand économiste mourut. Bien qu’il fut l’un des meilleurs élèves de l’université éponyme à sa ville natale, un an après en être sorti, il obtient une note assez faible à une composition d’économie pour entrer chez les Civil Servants (poste d’administrateur civil). Il expliqua ce résultat en disant « J’en savais évidemment beaucoup plus que mes examinateurs en sciences économiques ». Il fut affecté cependant à l’Idian office (sorte de ministère des affaires indiennes). Il démissionna deux ans plus tard en expliquant que sa seule réalisation officielle avait été de faire expédier à Bombay un taureau doté d’un pedigree. Il publia cependant en 1913 Indian Currency and Finance à la suite duquel il fut nommé membre de la commission royale chargé d’examiner le problème de la monnaie indienne. Petit à petit il gravit les échelons dans différents domaines et finit par se faire une belle réputation. Durant la première guerre mondiale, alors qu’il travaillait avec Lloyd George, ministre britannique, celui-ci lui demanda son avis à la suite d’un compte-rendu sur la situation en France. Keynes lui répondit « Avec le plus grand respect, je dois, si vous me demandez mon opinion, vous dire que selon moi, votre exposé ne vaut rien ». Il avait pour habitude de parler ainsi aux hauts fonctionnaires. D’ailleurs l’homme en lui-même était (à juste titre) très prétentieux. Le 1er janvier 1935 il écrit à Bernard Shaw, un écrivain, en parlant du livre dont je vais vous exposé le contenu « Je crois que le livre de théorie économique que je suis en train d’écrire révolutionnera largement pas d’un seul coup je suppose, mais au cours des dix prochaines années-le mode de raisonnement que l’on a jusqu’ici appliqué, dans tous les pays du monde aux problèmes économique. » Et il eut raison…

 

 

 

 

Avant de vous parler du livre en lui-même, replaçons brièvement le cadre social économique qui régnait à cette époque. Depuis la fin de la première guerre mondiale, les Etats-Unis connurent une forte croissance économique et l’optimisme couvrait toutes les spéculations. Les actions se vendaient à des prix exorbitants, bien au-delà de leurs réels bénéfices. Les actionnaires voulant profiter de cette tendance, vendirent leurs actions. Voyant les choses se passer, le mouvement se généralisa, et, par le phénomène de l’offre et de la demande (si mon copain comme moi, faut que je sois moins chère/personne n’en veut ? bon bas je baisse alors) les prix dégringolèrent. Le bilan fut terrible, les gens ayant perdu confiance retirèrent leurs capitaux et investissements, la bourse ferma, des milliers d’ouvriers perdirent leurs emplois à cause des entreprises fermées, ruinées du jour au lendemain. « Quand les Etats-Unis toussent, c’est le monde qui s’enrhume » (ou quelque chose comme ça). Dans les années 30, la crise toucha l’Europe à cause du retrait des capitaux américains situés dans ce continent. Au Royaume-Uni (comme partout ailleurs), en cas de crise les patrons réduisaient les salaires des ouvriers pour rester compétitif, seulement les syndicats avaient pris trop d’importance pour pouvoir laisser passer ça en pleine inflation. Vous voyez la situation ? Les politiques expliquaient au bas peuple que pour bien manger, il fallait qu’il accepte de gagner moins. Dans les secteurs où cette baisse de salaire s’effectua, de grandes grèves paralysèrent l’industrie. Alors que la France commençait à s’en sortir grâce notamment à ses taxes douanières, que l’Allemagne Hitlérienne s’agitait, que le Royaume-Uni réalisa d’importants sacrifices pour que le livre reste une monnaie coûteuse, que le taux de chômage dépassait les 10%, Keynes publia en 1936 (italique)La théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie.

 

 

 

 

Parlons donc enfin du saint des saints. Il fut le premier à dire que la croissance devait être relancée par la consommation. Ce phénomène fut mis en évidence avec la théorie du multiplicateur. C’est-à-dire que lorsque le consommateur achète un produit, son argent est reversé à son vendeur, qui donnera une partie de cet argent à une tierce personne et ainsi de suite. De ce fait, la somme de départ a servi aux vendeurs à s’approvisionner en plus grande quantité chez ses fournisseurs qui eux pourront payer leurs ouvriers, voir en embaucher de nouveau qui reproduiront le même phénomène (Jean Louis Say dit bien avant Keynes ‘L’offre créer sa propre demande’ en voulant dire que payer, les ouvriers pouvaient acheter les produits de leurs entreprise). Oui, ça parait évident et simplissime, mais comme beaucoup d’inventions, il fallait avoir l’idée. Mais le système a ses limites: l’épargne et l’argent que peut dépenser le consommateur moyen. En effet, l’argent que le consommateur garde pour plus tard ne peut pas entrer dans ce processus. Le chômage a une autre manière d’être résolu, encourager les investisseurs à investir, pour que leurs nouvelles industries recrutent. Noter que les deux manières se complètent. Pour relancer cet investissement, les taux d’intérêts devaient diminuer. Maintenant, entrons  au coeur de la théorie Keynésienne. Il fut le premier depuis près d’un siècle à laisser tomber la micro-économie pour revenir à la macroéconomie. C’est-à-dire qu’au lieu de voir chaque secteur de l’économie comme un cas isolé, il dit que tout le système était lié. Par exemple, si une entreprise productrice de bien de capital (qui sert à produire d’autres produits) défaillait, ses acheteurs produiront moins ou plus cher et cela affectera les prix. C’est « L’équilibre général ». A partir de là, toutes les généralisations furent permises. Revenons-en à la consommation et à l’investissement (je sais, mon plan est mal fait^^). Le revenu national (=la somme des dépenses =la somme des productions =l’ensemble des revenus) est par définition égale à la consommation totale et à l’investissement total. Par ailleurs, l’épargne est logiquement égale aux revenus moins l’argent investit dans la consommation. Pour I=investissement, R=revenu national, C=consommation et E=épargne, nous avons:

 

E=R-C

R=C+I

On en conclut que: I=R-C

Et que: I=E

 

Comment ces deux sommes qui a priori n’ont aucun rapport peuvent être égale ? « L’équilibre général ». Les familles n’achèteront leurs produits en fonction de ce qu’elles épargnent, et les hommes d’affaires n’investiront dans la production qu’en fonction de ce que les familles consomment. Si l’investissement venait à augmenter, le revenu d’état aussi, les gens gagnant plus épargneront peut-être une moins grande part de leur salaire, mais gagneront plus, au résultat, l’équilibre entre l’investissement et l’épargne se fera tout seul. A noter que ça marche aussi dans le cas d’une baisse d’investissement…sauf que personne n’y gagne. La sortie de la crise a donc deux solutions: soit donner plus d’argent au peuple (baisse des impôts, hausse des salaires…), soit comme le préférait Keynes par la relance des dépenses publiques. C’est-à-dire par la construction de ponts, d’autoroutes, de bibliothèques car c’est une forme d’investissement comme une autre. C’est la naissance de « l’Etat providence ».

La tendance s’inversait, c’était maintenant à l’état de comprendre qu’il devait réaliser d’importants sacrifices économiques pour que le peuple gagne plus. Evidement, Keynes et sa Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie connut de vives critiques. Une question reste cependant en suspens. Pourquoi le système a-t-il fonctionné si longtemps sans appliquer les principes keynésiens ? L’économiste l’explique lui-même. Le système adopté jusqu’alors n’existe que dans une situation de plein emploi, et sa doctrine est à appliquer dans une situation de crise. En tous cas, Hitler a su redresser l’Allemagne dans les années 30 en appliquant les principes de Keynes, ainsi que la France durant les trente glorieuses.

 

 

 

 

Voila, j’espère que cet exposé vous fûtes instructif et…compréhensible. Car oui, mon plan est mal ordonné et que certaines phrases, interminables partent dans tous les sens.

 

 

 

Source: Keynes de Michael Stewart (ex-conseiller économique du premier ministre britannique) et Comprendre le capitalisme-Le nouvel observateur (hors série). AUCUN PASSAGE (autre que des citations) N’À ETE PARAPHRASE.

Néoclassique ou Keynésien ?

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